CAUSE INFERILITÉ

Syndrome des Ovaires Polykystiques,

Le SOPK, ou Syndrome des Ovaires Polykystiques, est un trouble hormonal fréquent qui touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer. Il peut affecter les cycles menstruels, l’ovulation, la fertilité, et causer d’autres symptômes hormonaux.

Contrairement à ce que le nom suggère, il ne s’agit pas de vrais kystes. Les ovaires contiennent  un nombre plus important que la moyenne de petits follicules, ce qui peut parfois empêcher l’ovulation de se produire.

Les symptômes du syndrome des ovaires polykystiques apparaissent généralement à la  pubertée, au moment des premières règles  mais peuvent aussi survenir bien plus tard.

Ils sont très variables d’une personne à l’autre et ne sont pas tous ressentis avec la même intensité. Chez certaines femmes, le SPOK peut être particulièrement handicapant.

Dans le SOPK deux mécanismes sont reconnus :

  • L’hyperandrogénie : les ovaires sécrètent trop d’androgènes et particulièrement de testostérone
  • La resistance à l’insuline : pouvant engendrer une prise de poids et une augmentation de glycemie ou autres marqueurs métaboliques

1. Comment le diagnostiquer ?

Le diagnostic est évoqué en consultation devant des symptômes évocateurs :

  • Ovulation irrégulière ou absente : Règles peu fréquentes, absentes ou très irrégulières
  • Signes d’excès d’androgènes (hormones mâles) : Acné, pilosité excessive (hirsutisme), perte de cheveux (alopécie)

  • Autre symptômes : difficulté à perdre du poids, trouble de l’humeur

Un premier bilan sera alors prescrit :

  • Prise de sang hormonale (FSH, LH, oestradiol, androgènes..)`

  • Bilan métabolique si necessaire : glycemie à jeun, insuline etc

  • Échographie pelvienne pour observer les ovaires : on retrouvera en général des ovaires augmentés de taille avec de nombreux petits follicules

  • Élimination d’autres causes de troubles hormonaux (thyroïde, prolactine…)

Pour poser un diagnostic de SOPK, il faut au moins 2 de ces 3 éléments :

Ovulation irrégulière ou absente

Règles peu fréquentes, absentes ou très irrégulières

Signes d’excès d’androgènes (hormones mâles)

Acné, pilosité excessive (hirsutisme), perte de cheveux (alopécie)

Aspect polykystique des ovaires à l’échographie

Présence de nombreux petits follicules , ovaires augmentés de taille

2. Quelle prise en charge ?

Le SOPK n’est pas une maladie grave, mais il nécessite un suivi médical régulier.

Il peut évoluer au fil de la vie  et  est très variable d’une femme à l’autre. Il n’empêche pas forcément d’avoir des enfants, mais peut allonger le délai de conception en cas de cycle irréguliers. En cas de projet de grossesse, un des premiers axe sera l’ajustement du mode de vie.

Le SOPK est fortement influencé par l’équilibre hormonal et métabolique, en particulier la résistance à l’insuline. Donc une bonne hygiène de vie peut réduire les symptômes, parfois sans médicaments.

En effet si un surpoids ou obésité est présente, une des premières choses à mettre en place pour améliorer l’ovulation sera un régime adapté ainsi qu’une activité physique régulière.

On estime qu’une perte de poids de 5% pourrait permettre de rétablir une ovulation.

En cas d’insulino resistance, la perte de poids est souvent plus compliquée. Cela nécessite donc parfois un accompagnement spécialisé et un soutien psychologique.

En consultation,  votre médecin pourra vous proposer une supplémentation vitaminique adaptée (myoinositol), parfois des antidiabetiques oraux, ou directement une stimulation de l’ovulation.